Marcello Consolo. https://www.flickr.com/photos/marcelloconsolo

Plus de 1,5 million, c’est le nombre de personnes touchées, au Brésil, par le virus Zika. Parmi elles, il y a notamment des femmes enceintes. Depuis mai 2015, le virus s’est propagé dans tous les pays allant du Mexique au sud du Brésil. En avril 2016, il a atteint la Martinique, la Guyane et la Guadeloupe, touchant respectivement 16 650, 3 620 et 1 090 personnes. A ce jour, il n’y a ni vaccin, ni traitements antiviraux pour combattre cette maladie.

Transmission

Les moustiques Aedes (ou moustiques tigres) sont les principaux vecteurs de transmission du virus Zika : ils transmettent ce virus à l’Homme lors de leur repas sanguin. Ces moustiques sont vecteurs d’autres maladies comme le Chikungunya, la Dengue, la Fièvre de la Vallée du Rift et la Fièvre jaune.

Une personne contaminée peut être à l’origine d’autres infections car, si elle se fait piquer par un moustique tigre, celui-ci sera alors porteur du virus. « C’est pourquoi les malades atteints du Zika doivent éviter d’être piqués afin d’interrompre le cycle de transmission virale. » (Institut Pasteur)

Durant les mois qui ont suivi le pic de nouveaux cas d’infections par le virus Zika, un nouveau mode de transmission de la maladie s’est fait connaître. En effet, les scientifiques ont découvert que ce virus peut se propager par transmission sexuelle. Si un homme se fait piquer par un moustique porteur du virus, et qu’on observe chez cet individu les premiers symptômes de la maladie, alors le virus sera présent dans son sperme jusqu’à 6 mois après l’infection. Cela veut donc dire que même plusieurs mois après le début de l’infection, il est possible que la transmission sexuelle se produise. On a notamment découvert un cas de cette transmission de Zika par voie sexuelle en France, dans la région Rhône-Alpes. De plus, en juillet 2016, un premier cas de transmission sexuelle par une femme a été découvert.

Le virus Zika se transmet également lors de la grossesse. Comme le relate Franceinfo, des chercheurs toulousains ont démontré qu’il existe deux modes de transmission de la mère au fœtus, et ce, dès le premier trimestre de grossesse. Nabila Jabrane-Ferrat, Directrice recherche CNRS, explique leur découverte : « On a établi qu’il existe deux voies de transmission de la mère au fœtus. L’une, de cellule à cellule de la mère à l’enfant à travers le placenta fœtal et l’autre, à travers le sang de la mère, dans lequel le placenta baigne ».

Symptômes

Parmi les personnes infectées par le virus Zika, seuls 20 à 30 % en développent les symptômes. Les principaux signes d’infection sont : « fièvre, éruptions cutanées, conjonctivite, douleurs musculaires et articulaires, état de malaise et céphalées. » (OMS). Ils se manifestent entre 3 et 12 jours après la contamination de l’individu par le virus. En général, les troubles sont limités et n’obligent pas à hospitaliser les patients. Cependant, l’infection par le virus Zika peut avoir de graves complications. En effet, selon l’OMS, « un consensus scientifique s’est établi pour dire que le virus Zika est à l’origine de cas de microcéphalie et du syndrome de Guillain-Barré. »

Moyens de lutte contre le virus

A ce jour, aucun vaccin, ni traitements antiviraux n’a été trouvé pour combattre cette maladie. Seule la prise d’antalgiques va permettre de réduire les symptômes douloureux. Par ailleurs, du fait du risque hémorragique, la prise d’aspirine et d’anti-inflammatoires est déconseillée tant que la possibilité d’une infection par le virus de la dengue n’a pas été écartée.

La prévention est le meilleur traitement contre cette maladie. Pour cela il faut se protéger des piqûres de moustiques grâce à des gestes simples : « porter des vêtements couvrants (manches longues, pantalons), utiliser des produits répulsifs adaptés sur les vêtements et sur les parties découvertes du corps, utiliser des moustiquaires imprégnées d’insecticide et des diffuseurs électriques d’insecticides en intérieur. » (Institut Pasteur). Les femmes enceintes doivent être particulièrement prudentes quand elles sont dans les zones à risques.

Il est également capital de lutter contre la prolifération des moustiques. Pour cela on peut notamment vider et nettoyer les récipients contenant de l’eau stagnante.

D’autres projets sont mis en place, des moustiques anti-Zika vont notamment être introduits au Brésil et en Colombie.

Depuis quelques mois, on observe une diminution du nombre de nouveaux cas en Amérique latine et dans les Caraïbes. L’épidémie est d’ailleurs terminée en Martinique. L’OMS craint cependant une propagation du virus en Asie dans les mois à venir.

Sabrina, Yseulys et Maxime

Sources :

Agence Régionale de Santé Martinique. Opération Toussaint. http://www.ars.martinique.sante.fr/

Eurosurveillance. Infection dynamics in a traveller with persistent shedding of Zika virus RNA in semen for six months after returning from Haiti to Italy, january 2016. http://www.eurosurveillance.org/

FranceInfo. Des chercheurs toulousains montrent comment le virus Zika se transmet de la mère à l’enfant. http://france3-regions.francetvinfo.fr/

Inserm. Dengue. http://www.inserm.fr/

Institut Pasteur. Zika. http://www.pasteur.fr/

Le Parisien. Des moustiques anti-Zika seront lâchés au Brésil et en Colombie. http://www.leparisien.fr/

Le Progrès. Zika un cas de transmission sexuelle en Rhône-Alpes. http://www.leprogres.fr/

OMS. Maladie à virus Zika. http://www.who.int/

OMS. Maladies à transmission vectorielle. http://www.who.int/

Notes :

Céphalées : « Les céphalées, caractérisées par des maux de tête récurrents, comptent parmi les affections du système nerveux les plus répandues. » (OMS)

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