Home Santé publique La vaccination, l’un des grands succès de la santé publique

La vaccination, l’un des grands succès de la santé publique

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Des millions de vies ont pu être sauvées grâce à ce geste de prévention.  Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 2 à 3 millions de vies sont sauvées chaque année.

L’histoire du vaccin

Edward Jenner, médecin et scientifique Anglais, est connu pour avoir découvert le premier vaccin contre la varioleEnsuite, pendant plus de quatre-vingts ans, aucun autre vaccin ne sera inventé. La plus importante découverte eut lieu en 1885. C’est à cette date là que Pasteur réalisa son premier essai sur l’homme. Il créa le vaccin contre la rage, maladie mortelle provoquée par un virus attaquant le système nerveux. Par la suite, de nombreux vaccins sont réalisés pour combattre d’autre maladies. Depuis 1977, la vaccination a permis l’éradication de la variole de la surface de la Terre. Elle a également fait disparaître la diphtérie (affection contagieuse se manifestant par une angine envahissant la gorge) en France alors qu’en 1945, il y avait 45 000 cas déclarés.

Comment fonctionne la vaccination ?

La vaccination (ou immunisation) est un procédé qui permet de lutter contre les maladies infectieuses en stimulant les défenses immunitaires de l’organisme. Elle conduit à la production d’anticorps spécifiquement dirigés contre les agents infectieux à l’origine de ces maladies. En cas d’infection, ces anticorps pourront neutraliser et détruire ces agents infectieux.

A quoi servent les vaccins ?

La vaccination a un triple intérêt.

Elle apporte :

  • un bénéfice direct pour la personne, comme pour la vaccination contre le tétanos,
  • un bénéfice direct pour la communauté, l’immunité acquise du groupe permettant l’éradication de maladies virales dont le réservoir est humain. C’est notamment le cas de la vaccination de la variole ou de la rougeole,
  • un bénéfice de protection des personnes non vaccinées qui font partie de notre environnement, comme pour la vaccination contre la grippe ou la coqueluche.

Les vaccins sont des médicaments d’une importance capitale pour la santé de tous car ils permettent d’éviter un très grand nombre de maladies et d’épidémies.

Que contiennent les vaccins ?

Le principal ingrédient de la plupart des vaccins est le microbe qui stimule le système immunitaire pour qu’il puisse reconnaître et prévenir la maladie à l’avenir. Ce microbe peut-être tué ou vivant, atténué (virus ou bactérie), être une partie du microbe ou un de ses antigènes ou encore, une anatoxine (toxine inactivée). Par différents procédés, ces microbes sont débarrassés de leur capacité de produire la maladie, tout en conservant celle d’entraîner une réponse immunitaireEn plus des microbes, les vaccins contiennent de l’eau stérile ou un liquide salin ou protéinique qui sert de solution de suspension. D’autres ingrédients sont présents en quantités minimes : agents de conservation, antibiotique, stabilisants, …

Les 11 vaccins obligatoires chez l’enfant de moins de 2 ans – Pourquoi ?

La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès BUZIN, a fait de la prévention une priorité, en portant à onze contre 3 auparavant, le nombre de vaccins obligatoires pour tous les enfants nés depuis le 1er janvier 2018. Ces 11 vaccins sont : Diphtérie, Tétanos, Polyomyélite, Coqueluche, Haemophilus influenzae B, Hépatite B, Méningocoque C, Pneumocoque, Rougeole, Oreillons et Rubéole. Face à cette obligation, l’argument premier des autorités de santé est la baisse du taux de couverture vaccinale et la réapparition de certaines maladies. Plusieurs scientifiques de renom, dont Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine 2008, ont battu le rappel en faveur des vaccins car la défiance grandit : 41% des Français interrogés pour une étude internationale de 2016 estiment que les vaccins ne sont pas sûrs : un record mondial ! Les réfractaires les jugent dangereux (notamment en raison de leurs adjuvants, particulièrement l’aluminium) et se méfient des laboratoires, accusés de privilégier la rentabilité à la santé des enfants. Et pourtant, les vaccins sont l’une des mesures de prévention les plus efficaces. Certaines personnes sont réfractaire à la vaccination et pensent que l’immunité qui se développe de manière naturelle est meilleure que l’immunité produite par un vaccin. Il faut souligner que des infections naturelles risquent d’engendrer des complications sévères et d’être fatales. Même des maladies considérées par la plupart des gens comme des maladies légères, telles que la varicelle, risquent de causer une grave infection qui peut nécessiter une hospitalisation. Malgré les développements dans le domaine de la santé, les maladies prévenues grâce aux vaccins, peuvent encore être très graves. Des vaccins existent contre diverses maladies graves telles que la tuberculose, l’hépatite A… S’ils ne sont pas obligatoires, ils restent la meilleure façon d’éviter ces maladies et de protéger les personnes fragiles (nourrissons, femmes enceintes, personnes âgées…).

Ainsi, la vaccination n’est-elle pas le meilleur moyen pour éviter les maladies ?

sources :

http://inpes.santepubliquefrance.fr/10000/themes/vaccination/index.asp

http://www.gouvernement.fr/argumentaire/sante-la-reforme-des-vaccins-en-5-questions

https://www.ameli.fr/assure/sante/medicaments-vaccinations/vaccinations

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