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Mercredi 5 novembre, des résultats concluants sur un vaccin contre l’hépatite C ont été publiés dans la revue médicale américaine Science Translational Medecine. Ces premiers essais ont été menés par le laboratoire GlaxoSmithKline en Angleterre et ont montré une tolérance et une efficacité probantes.

Tout d’abord, qu’est-ce que l’hépatite C ?

L’hépatite C est une maladie infectieuse et transmissible par le sang. Elle s’attaque au foie et est une des principales causes de cirrhose et de cancer du foie. Ces maladies sont à l’origine d’environ 500 000 décès chaque année selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé). Toujours selon cette organisation, on estime entre 130 et 150 millions de personnes porteuses du virus responsable de l’hépatite C dans le monde. En France, cette maladie infectieuse est à l’origine de 20% des transplantations de foie.

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Le déroulement de l’étude

Les résultats publiés proviennent d’un essai clinique de phase I (consiste à évaluer la tolérance chez les sujets), ils ouvrent maintenant la voie à un vaccin prophylactique (vaccin préventif). La principale cause de l’hépatite C étant la consommation de drogues injectables, l’étude a été menée sur 15 consommateurs de drogues qui n’avaient jamais contracté la maladie. L’ensemble des cas étudiés ont répondu de façon positive, en effet, les organismes ont générés pendant plus de 30 jours des anticorps au virus. La phase I ayant pour but d’évaluer les effets secondaires, les seuls troubles observés ont été des états de fatigue ainsi que des migraines. La réussite de phase I étant sans précédent, elle aboutit maintenant sur un essai clinique de phase II qui s’effectue actuellement aux Etats-Unis mais dont les résultats ne seront disponibles seulement en 2016. Cette deuxième phase devrait conduire à la détermination de la dose optimale du vaccin.

Fonctionnement du vaccin

Lors de l’infection initiale, 1 personne sur 4 élimine naturellement le virus qui peut rester dans l’organisme pendant plusieurs années. Le vaccin est donc conçu pour provoquer une réaction importante contre l’hépatite C par des lymphocytes T (cellules responsables de l’immunité cellulaire). Il est basé sur le même principe que celui d’un vaccin contre le virus Ebola, toujours en phase I, et mené par le même laboratoire britannique. Le principe du vaccin est de stimuler la réponse immunitaire lors d’une première dose et de la maintenir avec une seconde dose 8 semaines plus tard pour une protection durable.

Il y a déjà un traitement contre l’hépatite C : un mélange d’antiviraux qui permet de guérir jusqu’à 99% des personnes infectées. Cependant son coût est très élevé. En effet, celui-ci est de 94 500$ (66 200€) par personne pour une durée de 12 semaines. Cette dépense élevée empêche les pays en développement, qui sont les plus touchés par l’hépatite C, de traiter ses malades. Le vaccin préventif serait donc une alternative à ce traitement et on pourrait espérer, selon Michel Bonjour, président de SOS Hépatite, que dans quelques dizaines d’années, « cette maladie aura disparu du globe, comme la variole en 1973 ».

 

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