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    Vaccin : de la seringue au nanopatch

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    Un chercheur australien, Mark Kendall, de l’université du Queensland, a inventé le nanopatch afin d’administrer les vaccins. Ce sont 20 000 nano-aiguilles qui diffusent directement le principe actif du vaccin aux cellules du système immunitaire de la peau. Tout cela se faisant de manière indolore, contrairement aux seringues.

    Avantages du nanopatch

    Multiples seront les avantages du nanopatch comparé à la seringue.
    Tout d’abord, en n’utilisant plus de seringue il n’y aura plus de risque de contamination dû à certains virus. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, une injection sur douze entraînerait la mort. De plus, il ne nécessitera pas de rester au froid car il s’agit d’une version sèche du vaccin. Il pourra donc être stocké à 23 degrés Celsius sans perdre de son efficacité, et ce, pendant un an ou à 37 degrés Celsius pendant 10 semaines.
    Le nanopatch aura également besoin de 100 fois moins de quantité de vaccin, comparé aux injections par seringue. Tout cela rendant le nanopatch moins coûteux : au moins 4 fois moins cher que le vaccin classique.

    Accessibilité pour les pays en développement

    Plus économique, ce nanopatch facilitera alors l’accès à la vaccination des populations dans les pays en développement. Ces derniers manquent de réfrigérateurs adaptés donc les patients doivent souvent parcourir de longues distances pour se faire vacciner, ce qui en décourage beaucoup. Dans ces pays-là, la logistique prend également une grande part du budget destiné à la vaccination, mais grâce à ce nanopatch révolutionnaire le coût sera moindre. Donc l’accessibilité à la vaccination augmentera fortement.

    Mark Kendall et sa start-up

    Mark Kendall a fondé sa start-up Vaxxas en 2011. En 2012, il obtient le Rolex Award et le deuxième plus grand laboratoire pharmaceutique mondial spécialisé dans les vaccins, Merck, signe alors un accord avec sa start-up pour tester son patch sur certains de ses vaccins.
    En 2015, Vaxxas a remporté le label « Technology Pionneers » au forum économique mondiale de Davos (en Suisse).

    Le nanopatch ayant donné des résultats convaincants sur des animaux pour plusieurs vaccins, les essais cliniques ont pu commencer. Ils se déroulent en ce moment-même à Cuba. L’Organisation Mondiale de la Santé s’intéresse de près à cette nouvelle technologie et à même déjà signer un accord avec sa start-up en 2014 pour développer un nanopatch contre la polio. Le chercheur australien espère lancer sa commercialisation pour 2020.

    Lynda

    Sources :

    • Le Monde, ‘Vaccin : un nanopatch qui pourrait tout changer’ : http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/01/23/vaccin-un-nanopatch-qui-pourrait-tout-changer_4562314_3234.html
    • Top Santé, ‘Vaccin : bientôt des patchs à la place des seringues pour les administrer?‘:                                         http://www.topsante.com/medecine/medecine-divers/medicaments/soigner/vaccin-bientot-des-patchs-a-la-place-des-seringues-pour-les-administrer-34803
    • Allodocteurs, ‘Vaccination sans seringue : la révolution du nanopatch’ :
      http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-vaccination-sans-seringue-la-revolution-du-nanopatch_15413.html

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