Un traitement expérimental utilisant une forme génétiquement modifiée du VIH pourrait avoir sauvé une petite Américaine de 7 ans condamnée par une leucémie aiguë, qui se trouve aujourd’hui en totale rémission selon ses médecins. Il est à ce stade une option uniquement pour les malades souffrant d’une forme avancée de leucémie, qui ne réagit pas à la chimiothérapie.

Émily Whitehead souffrait depuis deux ans d’une leucémie lymphoblastique aiguë qui avait résisté à deux chimiothérapies, et selon ses médecins, c’était sa dernière chance.

Nous avons vérifié sa moelle osseuse pour voir si la maladie était revenue, trois mois et six mois après le traitement, et elle n’a aucune trace de maladie.

Le traitement CTL019 a utilisé une forme désactivée du VIH, un virus « inactivé » du sida. Cela signifie qu’ils ont retiré de ce virus mortel les éléments dangereux. «Dans ce cas, le virus du sida est utilisé comme un moyen de transmettre un gène spécial aux globules blancs. Ce gène les rend capable de détruire les cellules cancéreuses.», précise Perre Fenaux, médecin spécialiste des leucémies. «Il est impossible d’attraper le VIH ou une autre infection. Ce qui reste, c’est la capacité du VIH qui lui permet d’ajouter de nouveaux gènes dans des cellules», explique Stephan Grupp, pédiatre spécialisé dans le cancer à l’hôpital de Philadelphie, qui a supervisé le traitement.

«Trois semaines après le traitement, elle était en rémission», selon le docteur Grupp. «Nous avons vérifié sa moelle osseuse pour voir si la maladie était revenue, trois mois et six mois après le traitement, et elle n’a aucune trace de maladie.»

Des 12 malades traités, neuf ont bien réagi au traitement

Un autre enfant, qui avait subi le même traitement a cependant rechuté, selon l’hôpital.

Et le docteur Grupp reste prudent quand il parle d’Émily. «Même dans les examens les plus pointus, son corps n’a plus trace de leucémie. Mais nous allons attendre que la rémission dure deux ans avant de nous poser la question de savoir si elle est guérie ou non», a-t-il dit à la chaîne de télévision ABC. Il est trop tôt pour le dire».

«Bien que les premiers résultats de ce traitement soient encourageants, l’expérience n’en est qu’à ses débuts», a tenu à souligner l’hôpital.

Sources :

– Article du journal Dimoitou du 13-01-2013

– Article du 12 décembre 2012 de www.charentelibre.fr

 

Laisser un commentaire