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Stage de fin d’études : Etude des liens entre les antennes relais et la santé des riverains

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Dans le cadre de la Licence Professionnelle Statistique et Informatique pour la Santé, un stage est à réaliser afin de valider les compétences acquises tout au long de l’année. J’ai effectué mon stage au sein de SEPIA Santé, bureau d’études spécialisé en épidémiologie et santé environnement, situé à Baud (Morbihan).

SEPIA Santé

Créé il y a une vingtaine d’années par le Docteur Claire SEGALA, SEPIA Santé est un bureau d’études indépendant. L’équipe est constituée de six membres. Des études épidémiologiques y sont réalisées, allant de la mise au point du protocole jusqu’à la valorisation des résultats pour de nombreux partenaires et clients. Elles portent sur de nombreux domaines tels que l’étude de l’impact de la pollution ou les maladies respiratoires.

Depuis mars, pendant une durée de 5 mois, j’ai participé à la réalisation d’une étude épidémiologique, intitulée SART (Symptômes déclarés à proximité d’Antennes Relais de Téléphonie Mobile).

Contexte de l’étude SART

De nos jours, l’utilisation d’appareils électroniques au quotidien comme les téléphones mobiles ou écrans , accroît l’émission de champs électromagnétiques, alliage entre deux champs électriques. L’exposition aux champs électromagnétiques suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes parmi la population. Les téléphones mobiles font partie des radiofréquences et la communication se fait grâce aux antennes relais. Le développement, rapide, des nouvelles technologies utilisant les radiofréquences ont augmenté de façon importante l’exposition des ondes électromagnétiques vis-à-vis de la population.

En France, 60.000 antennes relais sont installés sur le territoire. Le Centre International de la Recherche sur le Cancer (CIRC) a inscrit les radiofréquences (téléphones portables) dans la catégorie « potentiellement cancérogènes pour l’homme ». L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) souhaite l’utilisation des kits mains-libres. Des villes comme Paris, veulent réduire le seuil des émissions d’ondes électromagnétiques.

Des études ont été réalisées sur ce sujet et n’ont pas permis de mettre en évidence l’existence d’effets sanitaires à de faibles niveaux d’expositions. Pourtant, ce sujet intéresse les épidémiologistes. Cette étude vise à étudier les relations entre les niveaux d’exposition mesurées par les antennes-relais et les symptômes non spécifiques ou les troubles du sommeil.

Phases de l’étude 

Cinq sites, ayant un niveau d’exposition important aux ondes des antennes relais ont été choisis pour cette étude : Angers, Antony, Lille, Lyon et Paris. Les individus retenus devaient répondre à un questionnaire (concernant leur état de santé perçu et leur attitude vis-à-vis de l’environnement). Un rendez-vous avec un technicien est pris afin qu’il prenne les mesures d’expositions à leur domicile. Cette partie a été traitée par Yseulys, étudiante en LP SIS.

Ceux qui le souhaitaient pouvaient participer à un suivi pendant 48 heures, à l’aide d’un exposimètre portatif. Cet appareil est porté à la taille lors de la journée et posé sur une table la nuit. Ils devaient renseigner sur un carnet journalier les lieux fréquentés (domicile, déplacement, autres lieux,travail) et les activités (appels téléphoniques) pendant 2 jours et 2 nuits. Ils devaient également renseigner les symptômes ressentis au cours de la journée et les troubles du sommeil au cours de la nuit.

Missions

J’ai créé une base de données accompagnée d’un formulaire de saisie concernant les activités et lieux fréquentés du carnet journalier. Dans un premier temps, je me suis intéressée aux individus ayant rempli les symptômes et troubles du sommeil journaliers. Parmi cette population, j’ai décrit les données sanitaires journalières (à savoir les symptômes non spécifiques et les troubles du sommeil). J’ai analysé les mesures d’expositions aux ondes électromagnétiques selon le jour ou la nuit.

J’ai également créé deux scores de santé (un sur les symptômes et un autre sur le sommeil) que j’ai modélisé.

Ensuite, j’ai étudié les niveaux d’expositions suivant les lieux et activités renseignés par les individus du suivi 48 heures et selon les jours de semaine ou le week-end. Les logiciels R et SAS ont été utilisés pour ces analyses.

Sophie LAIGNEAU

Sources
  • Le Figaro
  • OMS

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