Sécurité sociale

La Cour des comptes a publié, comme chaque année, son rapport sur l’application des lois de financement de la Sécurité sociale mardi 15 septembre. On y apprend que le retour à l’équilibre de la sécurité sociale n’est pas à prévoir pour tout de suite.

La sécurité sociale a vu passer son déficit annuel de 15,4 milliards d’euros en 2013 à 13,2 milliards en 2014. Ces chiffres sont encore très loin d’être satisfaisants selon la Cour. L’assurance maladie est en grande partie responsable de ces mauvais résultats puisqu’elle représente plus de la moitié du déficit total de la sécurité sociale.

C’est pourquoi la croissance des dépenses de soins est un facteur sur lequel il faut rester vigilant selon la cour. Quelques professions médicales sont dans le viseur.

Infirmiers et kinés trop chers pour la Sécu

En effet, l’augmentation de ces activités médicales est mise en avant puisqu’elle représente 10 milliards d’euros en 2014, ce qui représente une hausse de 5,7% par an depuis 15 ans, et il n’est pas prouvé que ce soit dû au vieillissement de la population. La Cour des comptes assimile cette hausse des dépenses à une démographie hétérogène du personnel médical libéral. En effet, il existe une densité importante d’infirmiers libéraux et de kinésithérapeutes dans le sud de la France, entraînant le questionnement de la répartition des professionnels sur le territoire.

De plus, il est remarqué que dans les départements possédant un nombre important de kinésithérapeutes, il y a en moyenne plus de séances de rééducation, mais également que les consultations sont plus chères.

Ainsi, pour diminuer ces dépenses, la Cour des comptes préconise de renforcer les contrôles mais il est également envisagé de mettre en place une régulation plus stricte. Pour cela, la Cour des comptes souhaiterait fixer un montant maximum et baisser les tarifs lors de dépassement.

 L’Allemagne : un bon exemple

En comparant les systèmes allemands et français, la Cour des comptes explique que les deux pays ont des principes semblables. Cependant, les soldes financiers ne sont pas les mêmes ; en effet, si l’on prend les finances de l’assurance maladie entre 2000 et 2014, on remarque que l’Allemagne a un excédent de 12 milliard d’euros alors que la France a, quant à elle, un déficit de 105 milliards d’euros. Cette nette différence peut s’expliquer notamment par le fait que l’Allemagne se concentre en priorité sur le maintien de l’équilibre financier.

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