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Refuser d’être donneur d’organes se simplifie

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Le don d’organe est anonyme et gratuit, et tous les citoyens sont considérés comme des donneurs potentiels sauf s’ils expriment leur refus. Un site web vient à présent faciliter cette démarche.

Choix de l’entourage prioritaire

Selon la loi du 22 décembre 1976, des prélèvements peuvent être effectués à des fins thérapeutiques ou scientifiques sur le cadavre d’une personne n’ayant pas fait connaître de son vivant son refus d’un tel prélèvement ». Si la personne concernée n’était pas sur la liste, les médecins consultaient l’entourage pour connaître la décision. Ce qui aboutissait à un tiers de refus de don (32,5 % en 2015), le plus souvent en raison des opinions de l’entourage plutôt que de la personne concernée.

Un sondage Harris Interactive montre l’effet des décisions prises par l’entourage. En effet, 84 % des Français sont favorables au principe du don d’organes, et en réalité, seuls 67 % des organes sont prélevés chez les patients concernés.

Nouvelle réforme du refus de don d’organes

La réforme du 23 janvier qui entre en vigueur a pour but d’augmenter le nombre de donneurs alors que les besoins sont en hausse constante. Depuis cette date, il est plus facile d’exprimer sa réticence à donner ses organes en s’inscrivant sur le registre national des refus de dons.

Les personnes âgées de plus de 13 ans et opposées au don d’organes ont désormais la possibilité de s’inscrire par Internet sur le registre de refus (www.registrenationaldesrefus.fr). Ceci étant possible en joignant une copie de pièce d’identité, et elles peuvent modifier leur choix en ligne à tout moment. Jusqu’à présent, cette inscription n’était accessible que par l’envoi d’un formulaire par voie postale.

Les personnes peuvent refuser le don d’organes pour tout ou une partie de leur corps après leur mort. Ils peuvent décider de refuser d’être donneur pour une greffe d’organes et/ou de tissus, pour la recherche scientifique, et/ou pour rechercher la cause du décès.

A la mi-janvier, 170 000 personnes étaient inscrites sur ce registre de refus de don.

Le nombre de demandeurs d’organes en hausse

La France est le pays européen ayant réalisé le plus de greffes d’organes. 5 700 greffes ont été effectués en 2015, soit une progression de 7% par rapport à 2014

En 2015, plus de 21 000 personnes étaient en attente de greffe, un chiffre qui a doublé en vingt ans. Cette même année, 553 patients sont morts alors qu’ils étaient en liste d’attente pour obtenir une greffe. La hausse des dons d’organes ces dernières années ne suffit donc pas encore à couvrir les besoins des patients aujourd’hui.

Sophie, Solène

Sources :

http://www.lemonde.fr/

http://www.lesechos.fr/

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