Accueil Portraits Portrait de Tanguy CARIOU, étudiant en LP SIS en 2012

Portrait de Tanguy CARIOU, étudiant en LP SIS en 2012

0

Suite  à la lecture du diaporama réalisé quand la licence professionnelle Statistique et Informatique pour la Santé (LP SIS) avait 10 ans, regroupant les différents profils d’étudiants ainsi que leurs expériences professionnelles, j’ai décidé d’établir un portrait de Tanguy CARIOU, dont le parcours me paraissait très intéressant.

Résumé de ses études et de son parcours professionnel

Avant d’étudier en LP SIS à Vannes, Tanguy CARIOU  a étudié à l’IUT de Pau en Statistique et Informatique  Décisonnelles (STID). Il a ensuite effectué un master de Biostatistiques à l’Institut de Santé Public d’Épidémiologie et de Développement (ISPED) de Bordeaux où il a obtenu son diplôme en 2014. Pendant la LP SIS, il a effectué un stage en biostatistiques dans l’épidémiologie à l’AP-HP (Hôpitaux de Paris). Lorsqu’il était à l’ISPED, il a réalisé son stage de Master 1 à l’Inserm en tant que Biostatisticien-Programmeur SAS  dans l’unité de neuro-épidémiologie U708, et son stage de master 2 à Soladis (centre d’études en recherche clinique) en tant qu’ingénieur biostatisticien. Une fois titulaire de son diplôme, Tanguy est devenu chargé de mission en biostatistique au Comité de coordination de l’évaluation clinique et de la qualité en Aquitaine (CCECQA), une association qui vise à améliorer le parcours médical et social des patients. Depuis mars 2016, il a rejoint l’unité U1219 “Bordeaux Population Health” au sein de laquelle il est Biostatisticien et Datamanager au sein de l’équipe i-Share qui mène actuellement la plus grande étude sur la santé des étudiants.

Questions/Réponses

Voici quelques réponses de Tanguy Cariou à mes questions.

A.M. : Avez-vous toujours voulu travailler dans les statistiques ou le data management ? Pourquoi vous êtes-vous intéressé spécifiquement au domaine de la santé ?

T.C. : Pour être franc, je ne savais pas trop quoi faire à la sortie du lycée…Mais comme j’étais assez bon en math, et plutôt moyen partout ailleurs, on m’a recommandé les statistiques comme étant ma porte de sortie !! On m’a dit “fonce faire un IUT (STID) en statistique” pour te faire une idée…ce que j’ai fait à Pau. À la fin de l’IUT je ne savais toujours pas si c’était pour moi, car la formation était assez théorique, et j’avais parfois du mal à savoir à quel genre de métier cela pouvait aboutir… J’ai donc décidé de faire une licence pro, pour appliquer la théorie sur des cas pratiques, me disant que cela me motiverait ! J’ai choisi la santé parmi d’autres domaines (commerce/marketing, décisionnel, qualité, finance/actuariat…) car c’est ce qui me semblait le plus humain et le plus à même de m’intéresser, et je savais qu’il y avait beaucoup d’emplois !

A.M. : Que vous ont apporté le DUT STID et la LP SIS dans votre parcours professionnel ?

T.C. : L’IUT STID m’a apporté une petite base théorique, notamment en proba, mais aussi en algèbre, ce qui m’a souvent servi par la suite. Je pense même qu’en master, c’est ce qui a fait la différence. La LP SIS est l’une de mes meilleurs années : par l’application au domaine de la santé, j’ai pu appliquer, comprendre et approfondir de nombreuses notions essentielles dans mon métier actuel ! Le tout dans un climat très ludique, avec certains enseignants à qui je dois beaucoup aujourd’hui encore (je ne sais pas si il donne toujours des cours en LP SIS, mais Monsieur G.B. m’avait pris en stage et c’était vraiment le top du top pour apprendre le métier avec lui).

A.M. : Quels sont les points forts de l’ISPED ?

T.C. : Le point fort de l’ISPED est clairement sa renommée nationale et internationale. À l’ISPED, la première année était une remise à niveau, les statistiques ne représentaient qu’environ 20% des cours (année très agréable ceci dit car la promo était top, et venait des quatre coins du monde et de filières très variées type médecine/statistiques/informatiques/économie/kiné/pharma/dentiste…). Le M2 de Biostatistiques, quant à lui, demandait beaucoup de travail et était très théorique.

A.M. : Que retirez-vous de vos différentes expériences : ce que vous avez appris, ce qui vous a le plus plu (ou déplu) ?

T.C. : Ce qui me plait le plus dans mon métier actuel, c’est de voir que pour de nombreux chercheurs en santé publique, je suis un véritable magicien de la donnée. Ce qui m’a le plus déplu, c’est de voir que dans la recherche en santé publique, le côté éthique / humain qui m’intéressait était finalement un peu discutable…

A.M.  :  Quels conseils donneriez-vous à une personne qui désire devenir biostatisticien ?

T.C. : […] Je commencerai sûrement par évoquer certains aspects négatifs de l’emploi […] pour ne pas qu’il y ait de déception comme j’ai pu en voir beaucoup chez des très jeunes diplômés. Ensuite je dirais que c’est un très beau métier, et qu’il y a largement trop de données stockées aujourd’hui pour toutes les traiter (on manque cruellement de Biostatisticiens, et c’est aussi vrai pour les autres secteurs que sont le marketing, le commerce, la finance…), néanmoins je pense que pour être considéré(e) comme un(e) Biostatisticien(ne) il faut absolument faire un master. Enfin dernier conseil, je pense qu’il est intéressant de varier les expériences entre privé et public.

A.M. : Avez-vous choisi intentionnellement le domaine de la neuro-épidémiologie ou cela s’est fait avec les opportunités ?

T.C. : En ce moment je travaille beaucoup sur une grosse étude sur la santé des étudiants, http://www.i-share.fr , ils ont beaucoup de données notamment en santé mentale, c’est super intéressant et ce pourrait être très formateur pour vous.

Je remercie grandement Tanguy CARIOU, qui a répondu gracieusement et avec beaucoup d’implication et d’application à toutes mes questions !

Profil LinkedIn de Tanguy CARIOU : https://fr.linkedin.com/in/tanguy-cariou-97272266, consulté le 27/12/2017

Laisser un commentaire