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Portrait de Clémentine Lacueille – promotion 2013

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Dans le cadre de la rédaction d’article pour le blog, cette année, une nouvelle rubrique a été créé : « Portraits ». Cette rubrique consiste à effectuer le portrait d’anciens étudiants de la Licence Professionnelle Statistique et Informatique pour la Santé et d’en savoir un peu plus sur leurs parcours. Grâce à l’association des Anciens Étudiants du département STID de Vannes (AESV), j’ai pris contact avec Clémentine Lacueille qui a obtenu sa licence SIS en 2013 et qui a accepté de répondre à mes questions.

Résumé du parcours scolaire et professionnel de Clémentine

Clémentine a passé un bac ES spécialité maths en 2010. Elle a ensuite intégré le DUT STID à Pau et a obtenu son diplôme en 2012. À la fin de sa seconde année, elle a effectué un stage au sein de la Communauté urbaine de Bordeaux. Son but était de créer une base de données qui permettait la cartographie du personnel et la création d’un tableau de bord sur le réseau bus et tramway. Après son DUT, Clémentine se dirige vers la licence professionnelle Statistique et Informatique pour la Santé. Son stage de fin d’année s’est déroulé à l’institut Bergonié au registre des hémopathies malignes de la Gironde. Elle travaillait sur l’incidence du cancer après un lymphome du Hodgkin. Après sa licence en 2013, elle décide de s’orienter vers un Master 1 Santé publique à l’ISPED, à Bordeaux. Elle réalise son stage à l’INSERM, dans l’équipe « Pharmaco-épidémiologie et évaluation de l’impact des produits de santé sur les populations ». La mission qu’on lui a donnée pour son stage était d’étudier les caractéristiques associées à la consommation de psychotropes, de benzodiazépines, d’antidépresseurs et d’antipsychotique sur les sujets d’une cohorte. Enfin, en 2015, elle fait un Master 2 Biostatistique toujours à l’ISPED de Bordeaux. Elle effectue son stage à l’OMEDIT Aquitaine. Cette fois, le but de son stage était d’avoir une réflexion autour d’un score représentant la qualité de prise en charge médicamenteuse en Aquitaine.

Après l’obtention de son Master 2 en septembre 2015, Clémentine a eu son premier poste 6 mois après, en janvier 2016. Elle est donc statisticienne-programmeur SAS à la plateforme Pharmaco-épidémiologie à Bordeaux. Cela fait maintenant 2 ans qu’elle occupe ce poste. Son poste consiste à rédiger des plans d’analyse statistique, nettoyer des bases de données et analyser des données, notamment sur les bases de données de l’Assurance maladie.

 

Questions/Réponses

• Avez-vous toujours voulu travailler dans les statistiques et particulièrement dans le domaine de la santé ? 

Au début, j’ai choisi le DUT STID parce que je ne savais pas vraiment quoi faire après le bac. Quand il a fallu choisir un stage en 2ème année de DUT, j’avais déjà en tête d’intégrer la LP SIS. Comme je n’ai pas réussi à trouver de stage dans ce domaine, j’en ai choisi un autre, à la Communauté urbaine de Bordeaux. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que les statistiques sont globalement les mêmes dans tous les domaines. Il y a bien sûr des spécificités, mais mon stage de STID m’a permis de développer des compétences qui m’ont aussi servi par la suite.

 

• Quels conseils donneriez-vous à de futurs étudiants en Master Santé publique à l’ISPED ? 

L’ISPED aime avoir une promotion avec des étudiants de différents horizons : statistique, économie, maths, droit, médecin, infirmier, psycho… Mon conseil est d’essayer d’avoir de bons résultats aux examens afin de faire partie des meilleurs profils « Stats ». Ensuite, un stage dans le milieu de la santé est vraiment un très gros point positif. Et enfin si tu peux ajouter à ton dossier des lettres de recommandation de professeurs ou d’anciens maitres de stage c’est très bien vu.

 

• Que retenez-vous de positif ou négatif de vos expériences professionnelles (stage) ?

Mon stage de DUT était une première vraie immersion professionnelle. Il ne durait que 10 semaines, ce qui est assez rapide, donc je n’ai pas vraiment de choses à rajouter. Lors de mon stage de Master 1, j’étais dans une super équipe avec une maitre de stage qui m’a beaucoup appris. J’ai adoré travailler là-bas.

Enfin pour mon stage de Master 2, ça ne s’est pas vraiment passé comme prévu. Il n’est donc pas toujours évident de trouver des stages et surtout on peut parfois mal tomber. Mais avec le recul, si ça devait arriver il ne faut pas hésiter à en parler à ses professeurs. Je me suis laissé embarquer sans rien dire et ça aurait pu me coûter mon année…

Ensuite, mon stage de licence était le premier dans le domaine de la santé. J’ai adoré le monde de la recherche, et c’est ce qui m’a donné envie de poursuivre en master.

Le point positif des stages, c’est la découverte du milieu professionnel. Ils permettent de vraiment mettre en pratique les cours et de se rendre compte du métier.

 

• A-t-il été difficile pour vous de trouver un poste à l’issue du Master 2 ?

Je ne dirais pas que ça a été difficile. J’ai obtenu mon Master 2 en septembre et j’ai commencé à travailler en janvier. Pour ma part, je souhaitais rester sur Bordeaux, si possible. Les offres étaient donc plus restreintes, forcément. Si on est vraiment mobile il y a beaucoup d’offres (en particulier en Ile de France). J’ai postulé à 4 endroits, j’ai eu 2 entretiens et 2 absences de réponse et j’ai été prise à un de mes 2 entretiens.

 

• Quelle est la partie de votre métier de statisticien/programmeur que vous préférez ? 

J’adore programmer, finalement c’est ce qui me plaît le plus. Je ne suis pas forcément attirée par les statistiques complexes comme la mise en place de modèle compliqué. J’aime nettoyer les données et créer des indicateurs, donc vraiment, la programmation SAS c’est mon truc.

 

• Quelles sont les qualités essentielles pour être statisticien/programmeur ? 

Je dirais qu’il faut être rigoureux, organisé et il faut savoir travailler en équipes.

 

• Aujourd’hui, comment voyez-vous votre avenir professionnel ?

Dans le public, les contrats sont souvent des CDD. C’est compliqué de voir l’avenir, donc, pour l’instant, je me fais de l’expérience. D’ici quelques années je serais peut-être amené à bouger donc pourquoi pas tenter une aventure dans une CRO. Une CRO est une société de recherche qui réalise, pour des fabricants de produits pharmaceutiques, des travaux de recherche et de développement.

 

Je tiens à remercier Clémentine Lacueille pour avoir pris le temps de répondre à mes questions avec rapidité et beaucoup d’application.

Lien de son profil LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/clementine-lacueille-2163b98a/

 

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