Accueil Recherche clinique Mise à disposition des seringues pour les détenus toxicomanes

    Mise à disposition des seringues pour les détenus toxicomanes

    0

     

    D’après les statistiques en France on compte 69,012 personnes sont incarcérées en 2016. Parmi ces détenus beaucoup souffrent de maladie psychiatrique, aux drogues dures et d’addiction à l’alcool et beaucoup d’entre eux ne bénéficie pas de soins adaptés.

    Ce que prévoit le projet de décret

    Dans les centres pénitentiaires les détenus auront le droit d’avoir une seringue dans leur cellule.

    Un projet de décret prévoit de mettre des seringues propres à disposition des détenus toxicomanes, pour lutter contre la transmission du VIH ou l’hépatite C au sein d’une population carcérale.

    Le décret est censé permettre l’application de la « Loi de modernisation de notre système de santé » du 26 janvier 2016 »  LOI n° 2016-41 du 26 janvier 2016. Et notamment de son article 41. « La politique de réduction des risques et des dommages [des usagers de drogue] s’applique également aux personnes détenues, selon des modalités adaptées au milieu carcéral ».

    Des risques élevés de transmission d’infection sexuellement transmissibles (IST)

    24matins.fr
    24matins.fr

    Aujourd’hui un prisonnier sur 10 est orienté vers une consultation psychiatrique à l’issue de l’examen clinique d’entrée en détention. En 2013, une étude de l’institut national de veille sanitaire et de la direction de la santé avait montré que la prévalence du VIH et du virus de l’hépatite C était 6 fois élevée en milieu carcérale qu’au sein de la population générale.

    Quelle solution pour améliorer l’accès aux soins en pénitentiaire

    En effet il est nécessaire d’augmenter la disponibilité des médecins en cellule. De 2000 à 2013 la population carcérale a augmenté fortement, on est passé de 47000 à 6600 détenus.

    Il est aussi important de mettre en place des nouveaux plans d’action stratégique basé sur l’épidémiologie et les soins adaptés au milieu carcérale.

    Enfin selon l’inspection générale des affaires sociales (IGAS), l’activité de l’observatoire des structures de santé des détenus (OSSD) doit être maintenue. Cette entité a pour objectif de tenir un recueil de données utile pour réduire les inégalités et les manques d’accès aux soins en prison.

    B. Soudjai

    source : www.bfmtv.com , www.lci.fr

    Laisser un commentaire