L’immunothérapie est un traitement consistant à renforcer (ou modifier) l’état immunitaire de l’organisme. Cette méthode est de plus en plus utilisée pour renforcer l’efficacité des chimiothérapies ou radiothérapies. Bien que notre système immunitaire contienne déjà des armes capables de détruire des cellules cancéreuses, cela ne suffit pas toujours à empêcher la formation d’une tumeur.

On distingue deux types d’immunothérapie : l’immunothérapie passive et l’immunothérapie active.

L’immunothérapie passive (ou immunothérapie ciblée) consiste à administrer des anticorps artificiels au malade. Ces anticorps vont cibler des molécules présentes à la surface des cellules cancéreuses afin d’éliminer ces cellules. Depuis 2010, deux médicaments de cette nouvelle famille ont été autorisés contre les mélanomes et le cancer de la prostate qui résistaient à la chimiothérapie. Ces médicaments sont extrêmement récents, leur nombre et variété augmentent rapidement.

L’immunothérapie active, quant à elle se divise en deux pratiques différentes : L’immunothérapie non spécifique et l’immunothérapie spécifique (ou vaccination thérapeutique).

L’immunothérapie non spécifique se fonde sur l’administration de molécules nommées cytokines qui stimulent la multiplication des cellules immunitaires. Ainsi, cette méthode va stimuler l’activité globale du système immunitaire, sans spécifiquement cibler les cellules tumorales (d’où son nom « non spécifique »).

La vaccination thérapeutique ou immunothérapie spécifique va stimuler le système immunitaire. On va injecter des molécules cancéreuses au patient, et ainsi son organisme produira des armes ciblant les molécules injectées, et donc toutes les cellules cancéreuses.

Cependant la vaccination thérapeutique est à distinguer de la vaccination préventive (tétanos, rougeole, coqueluche…) que l’on injecte à des personnes en bonne santé afin qu’elle n’attrape pas le virus.

Les seules vaccinations préventives concernant le cancer sont la vaccination contre l’hépatite B et les papillomavirus qui se pratiquent sur patients en bonne santé. Ces deux vaccins protègent contre des virus qui sont des facteurs de risque importants pour le cancer du col de l’utérus (papillomavirus) et du foie (hépatite B).

Sources :

http://www.arc-cancer.net/Limmunotherapie/l-immunotherapie.html

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/10/08/21353-eduquer-son-systeme-immunitaire-contre-cancer

Source de l’image : http://www.flickr.com/photos/danielpaquet/5115654021/lightbox/

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