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L’addiction aux jeux vidéo dans la classification internationale des maladies

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Alors que la 11ème liste de la Classification Internationale des Maladies (CIM 11) sera publiée en 2018, une porte-parole de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a annoncé le 5 janvier dernier à Genève que les risques d’addictions liés aux jeux vidéo y seraient éventuellement intégrés.

Histoire de la CIM

L’idée d’établir une Classification des maladies remonte à la fin du XIX e siècle et revient à Jacques Bertillon (1851-1922) qui est à l’époque chef du service des travaux statistiques de la ville de Paris.

Il propose alors au Congrès de l’Institut international de statistique une nomenclature qui permettra à la fois de recueillir mais aussi de comparer des données épidémiologiques dans le monde entier. Ainsi, l’Institut International de statistique approuvera le projet sous condition d’une mise à jour de cette nouvelle nomenclature tous les 10 ans.

1900 – 1920 : Trois premières versions de la CIM par Jacques Bertillon

1929 et 1938 : 4ème et 5ème version de la CIM par l’Institut International de statistique

1948 : 6ème version de la CIM, 1ère de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comprenant pour la première fois un chapitre sur les maladies mentales

1955 et 1974 : 7ème et 8ème version de la CIM par l’OMS

1979 et 1990 : 9ème et 10ème version de la CIM par l’OMS

La reconnaissance d’un « gaming disorder »

Pour la première fois, l’OMS reconnait l’existence d’un trouble du jeu vidéo.

Ce trouble est précisément défini pour établir un diagnostic d’addiction.

Selon la sévérité des symptômes, la période d’observation devra être de 12 mois ou moins.

Ces symptômes seront observés en trois parties :

  • Une perte de contrôle sur le jeu (quant à sa fréquence, son intensité, sa durée, son arrêt ou son contexte, par exemple)
  • Une priorité grandissante donnée au jeu, jusqu’au point où cela prend le pas sur d’autres centres d’intérêt ou activités quotidiennes
  • Le fait de continuer à jouer ou de jouer encore plus malgré les conséquences négatives que cela induit

Alors que l’e-sport, les compétitions de jeux vidéo en ligne, prend de plus en plus d’ampleur, un tout autre débat se pose sur la pratique des jeux vidéo.

C’est durant cette année 2018 que l’Organisation Mondiale de la Santé introduira ou non le « gaming disorder » dans la Classification Internationale des Maladies, sa dernière version datant de 1990.

SOURCES :

https://www.cairn.info/revue-l-information-psychiatrique-2013-4-page-319.htm

https://www.psychologytoday.com/blog/your-online-secrets/201712/video-gaming-disorder-is-now-mental-health-condition

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