De nos jours, il existe différentes manières d’aider un couple à procréer: du suivi du cycle menstruel à la fécondation in vitro en passant par la Gestation Pour Autrui (GPA), dans certains pays. Toutes ces approches nécessitent l’utilisation des cellules reproductrices mâles et femelles. Mais un autre axe d’approche a été découvert en septembre 2016 par des chercheurs de l’université de Bath, au Royaume-Uni, et de l’université de Regensburg, en Allemagne. L’absence d’utilisation des ovules pourrait être possible.

Le principe de départ ?

Le principe est de remplacer l’ovule par une autre cellule. Cette dernière, appelée parthénote, peut être créée en transformant chimiquement un ovule, pour le moment, afin de lui permettre de réaliser une division cellulaire sans l’intervention de spermatozoïdes. Le parthénote n’est donc plus un ovule à proprement parlé. C’est à ce moment que les gamètes mâles, encore indispensables, sont injectées dans “l’embryon”.

Les résultats ?

L’expérience a mené à la naissance de souris vivantes dans 24% des cas. Ces souris, une fois devenus adultes, étaient fertiles et avaient une espérance de vie normale, contrairement aux résultats du début du clonage. Cette nouvelle technique posséderait un taux de réussite plus élevé que la technique, bien connue, du clonage. Cependant cette dernière ne nécessite pas de spermatozoïdes, mais seulement un noyau de cellule.

Les perspectives ?

Habituellement, le spermatozoïde féconde un ovule pour former un embryon. Dans l’expérience menée, l’ovule est modifiée et commence la formation d’un embryon avant d’être fécondé par les gamètes mâles. A partir de cette expérience, il est possible d’imaginer remplacer l’ovule par une cellule quelconque. Cette cellule devrait, au préalable, avoir retrouvé sa totipotence à l’aide de la reprogrammation cellulaire. Si pour le moment la technique requiert l’utilisation d’un ovocyte au départ, il pourrait être possible de s’en passer au final. Les scientifiques parle de produire un être vivant à partir d’une cellule de peau et d’un spermatozoïde grâce à la reprogrammation cellulaire.

Ainsi, cette découverte pourrait apporter une aide médicale à la procréation importante aux couples dont les femmes ont des ovocytes inutilisables ou aux couples gays.

En conclusion

Pour le moment, la technique n’a été testé que sur des souris. Rien ne prouve que l’expérience est réalisable chez l’Homme. De plus, l’expérience recquiert encore des ovules pour créer le parthénote. Des recherches supplémentaires sont donc nécessaires avant de se passer des ovules.

 

Reprogrammation cellulaire : modification artificielle de la cellule lui permettant de changer de fonction.

Totipotence : capacité d’une cellule à acquérir n’importe quelle fonction. 

Sources

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