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Interview de Lynda (SIS 2017)

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Le portrait du jour porte sur Lynda, ancienne étudiante de la licence professionnelle Statistique et Informatique pour la Santé (SIS) à l’IUT de Vannes, en 2017. Aujourd’hui, data manager chez Keyrus Biopharma (KBP), situé en région parisienne, je l’ai interviewé sur son parcours et son ressenti.

Résumé de son parcours universitaire et professionnel

Après son bac, Lynda a commencé une licence de Biochimie (2007-2009). En parallèle de ces études, elle travaillait en tant qu’agent de production dans une entreprise pharmaceutique. S’étant aperçus qu’il n’y avait pas de débouché en faisant un master en biochimie, elle a décidé de travailler à temps plein dans la même entreprise qu’auparavant (2007-2013). Ensuite, elle s’est engagée au sein de l’Armée où elle a travaillé dans l’informatique (réseaux et systèmes d’informations) pendant 3 ans (2013-2016). Voulant se reconvertir, elle a suivi et obtenu en 2017 sa licence professionnelle Statistique et Informatique pour la Santé à l’IUT de Vannes. Durant cette année, elle a effectué son stage chez Sanofi en tant que data manager. Ensuite, elle est partie 2 mois en Angleterre. Et à présent, elle est data manager chez Keyrus Biopharma (1 mois).

Questions / Réponses

E.S. : Pour quelles raisons avez-vous repris vos études et pourquoi avoir choisi cette licence ?

L. : Après 3 ans dans l’Armée, j’ai décidé de me reconvertir pour travailler à nouveau dans la santé. Voulant mettre en avant mes différentes expériences professionnelles (notamment en informatique), j’ai décidé de chercher un métier combinant, à la fois, l’informatique et la santé. C’est en faisant des recherches sur internet que j’ai découvert les métiers liés aux biostatistiques et la licence SIS. Ce qui m’a plût c’est que cette licence se fait seulement en 1 an (puisque j’avais déjà un niveau bac +2) et elle offre de nombreux débouchés en tant que data manager et programmeur statistique (pour être biostaticien, il faut continuer en master). Les raisons qui m’ont vraiment décidé à faire la licence SIS à Vannes (contrairement à d’autres licences similaires) sont les suivantes :

  • Un taux de réussite avoisinant les 100 % (à condition d’être pris; sélection sur dossier),
  • Un taux d’insertion professionnel de 100 % (6 mois après l’obtention du diplôme),
  • Un large réseau pour trouver des stages et alternances (grâce notamment aux anciens STID et SIS)
  • De très bons témoignages sur presque tous les anciens de cette licence (ppt disponible sur le site internet de la licence), c’est d’ailleurs la raison pour laquelle aujourd’hui je tenais vraiment à témoigner.

E.S. : Avez-vous ressenti une différence entre vous et ceux ayant fait STID ? Quelles ont été vos difficultés ?

L. : Au début, j’ai ressenti une certaine différence puisque ceux ayant fait STID étaient un peu plus à l’aise avec la programmation et avaient déjà beaucoup de connaissances au niveau statistique. Cependant, les 2 premières semaines de remise à niveau, notamment en programmation SAS, m’ont été profitables. Grâce à cela, je me sentais au niveau pour bien commencer l’année. Une autre difficulté fut le rythme un peu soutenu à prendre et la découverte du domaine de la statistique. En effet, en seulement 6 mois de cours (le reste étant consacré au stage) il fallait être au même niveau que ceux ayant déjà fait 2 ans de STID. Les termes en santé et l’informatique n’étaient pas trop un problème pour moi, vu que j’avais déjà travaillé dans ces domaines, même si au niveau informatique le contexte et les logiciels sont différents. Au final, j’ai plutôt bien réussi mon année puisque j’ai obtenu ma licence avec mention.

E.S : Pourquoi êtes-vous partie en Angleterre après la licence ?

L. : Je me suis souvent dit que je devrais en séjour linguistique dans un pays anglophone pour améliorer mon anglais. Mais c’est lors de mon stage à Sanofi que j’ai pu me rendre compte de l’importance de l’Anglais. En effet, Sanofi étant une entreprise internationale beaucoup de collaborateurs ne parlent qu’anglais (donc certaines réunions ne peuvent être faites qu’en anglais) et la plupart des documents sont rédigés en Anglais. C’est à ce moment là, que j’ai décidé de concrétiser mon projet après ma licence. Je suis donc partie me former dans une école à Londres, pendant 2 mois, afin de perfectionner mon anglais en étant en immersion totale. Ce séjour m’a permis d’avoir un certain déblocage et ainsi bien progresser. C’est pourquoi, je recommande vivement de faire ce genre de séjour, notamment si l’on a des difficultés en langue.

E.S. : Combien de temps avez-vous mis pour trouver un emploi ? Quelles étaient les difficultés ?

L. : J’ai trouvé très rapidement et sans difficulté un travail (étant mobile dans toute la France). J’ai envoyé plusieurs CV le même jour. Dès le lendemain, je recevais des réponses et des propositions d’entretiens (la plupart des postes qui m’ont été proposé se situaient en Île-de-France). Entre l’envoi de mon CV à Keyrus BioPharma et la signature de mon contrat, il ne s’est passé que 2 semaines. Je ne pensais pas que cela allait être aussi rapide.

E.S. : Comment s’est déroulée votre embauche chez Keyrus BioPharma ? Avez-vous eu un test SAS ?

L. : Suite à l’envoi de mon CV, j’ai obtenu un premier entretient avec une personne des ressources humaines (RH). Puis, j’ai eu un deuxième entretient avec un Data Manager référent. Ensuite, ils m’ont recontacté pour me dire que j’étais prise et qu’il fallait venir signer mon contrat… Je n’ai pas eu besoin d’effectuer un test SAS. Ce test n’était pas nécessaire car la mission pour laquelle on m’a embauché, j’ai pas besoin de programmer sous SAS.

E.S. : Pourquoi avoir choisi de travailler chez Keyrus BioPharma et notamment dans la cosmétique ?

L. : Keyrus Biopharma est un société de prestataire (CRO = Contract Research Organization) qui offre la possibilité de travailler en interne ou en prestation, et qui a des partenariats avec des grands groupes pharmaceutiques et cosmétiques, c’est ce qui m’a plût. De plus, j’ai été recruté sur mission et non sur profil, en CDI, ce qui veut dire que j’avais directement une mission à mon arrivée et donc pas besoin d’attendre qu’on m’en trouve une (au risque de perdre mon emploi). Ma première mission est dans la cosmétique. Au cours des conférences métiers en licence, on nous avait présenté les différents domaines possibles où on pourrait être amené à travailler, notamment la cosmétique. Je voulais découvrir cet univers et ainsi monter en compétence, c’est la raison pour laquelle j’ai choisi d’accepter cette mission. Cette dernière devant commencer rapidement et étant libre de suite, ce fut idéal pour moi.

E.S. : Comment avez-vous appréhendé ce nouvel emploi ?

L. : A vrai dire, j’étais sereine. je n’avais pas d’appréhension particulière vu que cette mission ressemble à ce que j’ai pu faire au cours de mon stage à Sanofi.

E.S. : Quels conseils donneriez-vous aux étudiants ?

L. : Un conseil : choisissez bien votre stage (mission et entreprise) en adéquation avec ce que vous désirez faire après votre licence parce que c’est cela qui conditionnera votre premier poste…Et peu importe le parcours effectué, il est toujours possible de se reconvertir et de réussie. Le fait de ne pas avoir fait STID n’est pas bloquant pour réussir cette licence. Alors n’hésitez pas. Après la licence, on peut directement travailler en tant que programmeur statistique ou data manager, comme moi. Mais si l’on souhaite travailler dans les statistiques, il faut continuer en master.

Je tiens à remercier Lynda pour avoir bien voulu prendre du temps afin de répondre à ces quelques questions.

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