utérus greffe

Le 4 octobre 2014, pour la première fois au monde, une femme donna naissance suite à une greffe d’utérus. C’est une équipe suédoise qui avait transplanté cette femme après dix années de recherche. Cette dernière souffre du syndrome de Mayer-Rokitansky-Kuster-Hauser. Cette maladie entraine une absence de 2/3 du vagin et totale de l’utérus. Une femme sur 4 500 serait touchée.

Mais en quoi consiste une greffe d’utérus?

Il s’agit de greffer l’utérus d’une femme ménopausée sur une femme n’ayant pas d’utérus. C’est une opération très complexe, il s’agirait de relier des centaines de vaisseaux sanguins entre eux. Il est souvent question de rejet, il faut donc qu’il y ait compatibilité et attendre de voir si le corps du greffé accepte le greffon. « Dans le cas d’un utérus […] voir s’il peut garder durablement un embryon. Et puis ensuite , il faut que l’organe résiste bien aux épreuves qui l’attendent […] le plus gros risque c’est une rupture de l’utérus ou des sutures de la greffe » déclare le docteur François Oliviennes.

Il est donc indiqué qu’avant de concevoir d’avoir un enfant, il faut attendre la cicatrisation complète de l’utérus. Comme toute greffe, un traitement antirejet est prescrit. Avant la greffe, des ovules doivent être prélevés pour une Fécondation In Vitro (FIV) car l’utérus n’est pas relié aux trompes de Fallope. Il est prévu qu’après la ou les grossesses le greffon soit retiré.

schéma utérus

Et pour qui est prévu cette greffe?

Certaines femmes, suite à des maladies ou des traitements suivie d’une ablation de l’utérus, ne peuvent porter d’enfants. Cette absence d’utérus entraine une infertilité bien que ces femmes aient des ovocytes. Ces dernières n’auraient donc pour seul recours que la Gestation Pour Autrui (GPA) aussi appelé « mère porteuse ». Cependant cette pratique est illégale dans beaucoup de pays comme en France. Il devient donc impossible pour ces femmes d’avoir un enfant issu de leurs ovocytes.

Les faits.

A l’université de Gothenbourg, en suède, l’équipe du professeur Mats Brännström avait transplanté 9 femmes. Les greffons (utérus) étaient issus de membres de la famille (mères, sœurs, tantes…) ménopausées afin de réduire les risques de rejet. Quelques semaines après, certaines des femmes greffées ont connu leurs premières menstruations avec leur nouvel utérus. Il y a 1 semaine, il y avait été annoncé que la première naissance chez une de ces femmes avait été une réussite. Le nourrisson est né au bout de 31 semaines par césarienne avec un poids de 1,775 kg et la mère avait elle 36 ans. Dix jours après l’accouchement, le bébé a pu quitté l’unité néonatale.

Néanmoins.

Trois épisodes de faibles rejet avait été rapportés dont 1 pendant la grossesse. La futur maman avait été hospitalisée à 31 semaines et 5 jours de grossesse. La raison? Deux hypothèses ont été émises : la prise de médicaments antirejet et l’âge avancé du greffon (61 ans). Le professeur Frydman affirme « il est trop tôt pour parler de révolution« . D’un point de vue médical, on n’a pas assez de recul pour en conclure que la greffe d’utérus soit fiable à 100%.

Et l’éthique dans tout ça?

Les prélèvements se font aujourd’hui sur des personnes vivantes, malheureusement on sait que cette procédure n’est pas sans risque. Toutefois la France travaille sur l’idée de greffon de femme décédées. Un autre problème, les greffons viennent de membre de la famille du greffé, cela pourrait donc engendrer des conflits d’intérêt au sein de la famille.

Il y a aujourd’hui des milliers de femmes, qui, à cause d’une absence congénitale ou médicale d’utérus, ne peuvent pas enfanter. Cette greffe d’utérus serait donc un espoir pour toutes ces femmes et mériterait à être développée dans le monde.

 

Sources :

http://sante.lefigaro.fr/

-http://www.science-et-vie.com/

-http://www.liberation.fr/

-https://www.google.fr/

-http://lci.tf1.fr/

-http://www.aufeminin.com/

-http://www.cuej.info/

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