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Fièvre de la Vallée du Rift : épidémie mortelle au Niger

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https://www.flickr.com/photos/69583224@N05/7795583466 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/ Photo Sean Smith

Depuis la fin du mois d’août une épidémie répandue plus fréquemment chez les animaux touche les Hommes et fait déjà 25 morts.

L’Ouest de l’Afrique touché par une fièvre

La fièvre de la Vallée du Rift, maladie virale qui sévit principalement chez les animaux, décimant des troupeaux, a une fois de plus contaminée l’Homme dans la région de Tahoua à l’ouest du Niger. Cette maladie circulant régulièrement au Niger mais aussi au Sénégal ou au Mali a fait, cette fois-ci, déjà 25 morts sur les 73 personnes ayant présenté les symptômes de ce virus. Les équipes médicales dépêchées sur place circulent parmi les villages de la région dans le but de repérer les personnes qui pourraient présenter les symptômes afin d’éviter au mieux toute propagation.

Prise en charge des malades

En effet, la prise en charge rapide des patients est ce qui pourrait sauver le plus de personnes face à cette maladie qui n’a, pour le moment, aucune campagne de vaccination à son actif. Les spécialistes n’ont alors d’autres choix que de traiter chacun des symptômes de la maladie, à savoir la fièvre, les maux de tête et de ventre, les vomissements et les saignements de nez ainsi que les douleurs articulaires et musculaires, pour éradiquer le mal qui se répand.
Un mal qui touche d’abord les animaux, provoquant fièvre et hyper salivation ou saignement des orifices chez eux, bien connu des bergers et qui se transmet généralement par contact, direct ou indirect, avec le sang ou les organes d’animaux contaminés, expliquant les soins spécifiques prodigués aux éleveurs. Les symptômes apparaissent généralement entre 2 et 6 jours après la contamination de cette maladie qui peut être fatale dans un cas sur deux.

Respecter les mesures sanitaires mises en place

C’est pourquoi les autorités sanitaires, qui mènent une campagne de sensibilisation, recommandent fortement à la population d’appliquer les mesures sanitaires pour limiter la contamination, à savoir éviter la manipulation de viandes d’animaux contaminées ainsi que le contact direct avec les animaux malades et faire bouillir le lait avant toute consommation. « Les déplacements des animaux des zones infestées vers les zones non infestées et vice-versa sont à limiter » a également informé le docteur Idrissa Maïga.

Bien qu’aucun traitement ne soit spécifique à cette maladie, l’OMS nous informe qu’un vaccin inactivé à usage humain a été mis au point mais n’est pas homologué ni proposé dans le marché. Son utilisation se borne pour le moment à l’expérimentation, tout comme d’autres vaccins candidat qui sont à l’étude. Une maladie qui pourrait alors bientôt connaître un remède efficace.

Audrey

Sources :

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