Le vieillissement correspond à l’ensemble des manifestations de l’organisme apparaissant avec l’âge : c’est l’effet inéluctable du temps.

L’accroissement de la population augmente chaque année. En effet, en 1900 nous étions 2 milliards dans le monde, tandis aujourd’hui nous ne sommes plus de 7 milliards. En 2050 la population devrait atteindre les 10 milliards sur Terre.

Dans le même temps, les causes de la mort ont radicalement changé. Certaines maladies ont disparu tandis que d’autres sont apparues, prenant une part croissante dans la mortalité. Cependant, l’espérance de vie augmente en moyenne 2.5 ans toutes les décennies dans les pays riches.

Les dernières données statistiques en France (selon l’INSEE) :

Aujourd’hui, l’espérance de vie est de 79.5 ans pour les hommes et de 85.3 ans pour les femmes.

Environ 13 millions de personnes de la population sont âgées de plus de 65 ans dont 1.5 millions de personnes en état de dépendance.

Le nombre de centenaires était de 1 100 en 1970 et s’élève aujourd’hui à 21 000 personnes.

Les conséquences inévitables du vieillissement :

Les modifications induites par le vieillissement peuvent dans certains cas, faciliter la survenue de maladies qui peuvent être mortelles. Par exemple, les maladies cardio-vasculaires, les maladies ostéoarticulaires et également les cancers. Ces maladies sont de plus en plus fréquentes suite à l’augmentation de l’espérance de vie même si les recherches médicales progressent.

Egalement, suite au vieillissement de la population, une perte d’autonomie et une dépendance peuvent apparaître. Il existe 6 niveaux de dépendance plus ou moins importants : catégorie 1 (GIR 1) confinement au lit ou au fauteuil, catégorie 6 (GIR 6) celles qui ont conservées leur autonomie pour les actes quotidiens de la vie, ceci n’étant pas sans conséquences financières pour le pays:  le budget alloué à la perte d’autonomie s’élève à 34 milliards d’euros chaque année en France.

Compte tenu du vieillissement de la population en France, le nombre de personnes touchées par le déclin des facultés intellectuelles augmente de façon considérable (démence sénile, maladie d’Alzheimer). Pour le moment il n’existe aucun traitement permettant de guérir ces maladies même si plusieurs axes de recherche montrent des résultats : l’immunothérapie, très prometteur par  de nombreux essais cliniques qui consistent à utiliser le système immunitaire détruisant les protéines anormales présentes dans le cerveau.

De plus, l’entourage familial subi des conséquences engendrées par le vieillissement. Actuellement, il existe une grande mobilité géographique dans les familles, la vieillesse peut alors entraîner de la solitude et de l’isolement.

Parallèlement, le vieillissement inclus notamment des conséquences économiques. En effet, différentes maladies liées au vieillissement génèrent un coût important. Aussi, dès l’âge de 62 ans, une pension de retraite est versée par la sécurité sociale et une retraite complémentaire proportionnelle aux sommes épargnées (assurance-vie). A partir de 67 ans, les personnes n’ayant jamais cotisées bénéficient d’un minimum vieillesse financé par l’état. Pour le conjoint, d’un assuré social décédé, il pourra bénéficier d’une pension de réversion suivant un plafond de ressources.

Les quelques solutions existantes :

On compte des services d’aides à domicile notamment pour les personnes en perte d’autonomie. Il existe une politique de maintien à domicile pour des raisons humanitaires mais surtout économiques. De nombreux services d’aides à domicile se sont développés ces dernières années mais encore en nombre insuffisant.

Aussi, il existe des améliorations pour les hébergements collectifs. Ces derniers accueillent des personnes âgées autonomes en maison de retraite pouvant s’orienter vers une section médicale afin d’éviter au maximum l’hospitalisation. Ces hébergements accueillent des personnes âgées en logement indépendant en contrepartie d’un loyer.

De plus, il existe des services de soins à domicile. Pour les personnes âgées malades à la charge de l’assurance maladie, des soins peuvent être effectués à domicile sur prescription médicale (passage d’infirmier, aides-soignants, kiné).

D’un point de vue économique, les personnes en difficultés il existe une allocation de perte d’autonomie (APA). Depuis, la loi du 21 juillet 2001 elle est financée par les départements et la sécurité social.

Sources:

https://essentiel-autonomie.humanis.com/comprendre-perte-autonomie/evaluer/definition-dependance

http://www.info-seniors.com/info-article/2/30/182/les-consequences-psychologiques-du-vieillissement.html

https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/17069/reader/reader.html#!preferred/1/package/17069/pub/24608/page/15

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