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    La charcuterie aggraverait les symptômes de l’asthme

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    Une consommation élevée de charcuterie augmenterait les symptômes de l’asthme. En effet, selon une étude de cohorte réalisée par l‘Inserm (l’Institut français de la santé et de la recherche médicale), les nitrites contenus dans la charcuterie, déjà reconnu comme cancérigène par l’OMS, serait également un facteur de l’aggravement des symptômes de l’asthme. Cette étude a été menée durant 7 ans et recueillie auprès de 1.000 personnes dont 400 ayant déjà eu des cas d’asthme auparavant.

    L’asthme

    Il s’agit d’une maladie respiratoire chronique qui touche le plus souvent des jeunes enfants. Cette maladie est due à une inflammation des bronches et peut avoir des causes multiples.

    Cette maladie est très fréquente en France. En 2016 près de 4 millions de personnes sont touchées par cette maladie. Dans les cas les plus sévères de la maladie, on enregistre près 600.000 journées d’hospitalisations par an et près de 2.000 décès. Bien que les causes de cette maladie soient diverses, la prédisposition génétique, associée à d’autres facteurs, y joue un rôle important.

    Les autres principaux autres facteurs sont notamment :

    • Facteurs allergènes présents le plus souvent chez la personne (acariens, moisissures, …)
    • Facteurs allergènes présents plutôt dans l’environnement extérieur comme les pollens
    • Tabagisme (actif ou passif)

    La charcuterie et l’asthme                              

    Selon l’étude épidémiologique des facteurs génétiques et environnementaux de l’asthme, de l’hyperactivité bronchique et l’atopie (EGEA), la consommation excessive de charcuterie (plus de 4 fois par semaine) serait à l’origine de l’exacerbation des symptômes de l’asthme.

    En effet, la charcuterie augmenterait de 76 % le risque de présenter de l’asthme, la faute aux nitrites qu’elle contient.

    L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) vient par ailleurs d’actualiser ses repères de consommation en recommandant de limiter la consommation de charcuterie « afin qu’elle ne dépasse pas 25g par jour » (soit l’équivalent de 5 tranches de chorizo).

    Cette étude rejoint de nombreuses autres sur la consommation excessive de viande rouge et nous incite à changer nos habitudes alimentaires tant pour l’environnement que pour notre santé.

    Tom et Christopher

    Sources :

    Corse matin

    Femme actuelle

    France soir

    News Yahoo

    Presse Inserm

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